Utilisation de dispositifs mesurant l'activité humaine au travail : quelles précautions dans une démarche de prévention des risques professionnels selon l'INRS ?

Pourquoi cette publication de l’INRS est essentielle pour l’avenir de la prévention en entreprise

Une reconnaissance du rôle croissant des dispositifs de mesure

L’INRS consacre un dossier de fond à un sujet qui nous anime chez Léonard : l’usage croissant des dispositifs de mesure de l’activité humaine au travail. Cette publication vient confirmer une réalité que nous constatons chaque jour sur le terrain : la métrologie ergonomique entre dans une nouvelle ère. Plus accessibles, plus puissants, les outils de mesure (capteurs EMG, cardiofréquencemètres, centrales inertielles, etc.) permettent aujourd’hui de mieux comprendre les sollicitations physiques subies par les salariés.

Mais surtout, l’INRS rappelle que cette technologie ne prend tout son sens qu’inscrite dans une démarche de prévention collective, éthique et structurée.

L’alerte de l’INRS : attention à ne pas dévoyer l’outil

Ce texte sonne comme une mise en garde bienvenue. Car si les capteurs permettent de quantifier, ils ne remplacent ni l’analyse du travail réel, ni le dialogue dans l’entreprise. L’INRS insiste sur plusieurs points essentiels que nous partageons pleinement chez Léonard :

  • La finalité doit rester la prévention, pas le contrôle individuel.
  • Les mesures doivent être interprétées dans le contexte de l’activité observée.
  • Les salariés doivent être informés, impliqués, et volontaires.
  • Les données collectées doivent être protégées et strictement limitées à l’objectif défini.

Chez Léonard, ces principes sont au cœur de notre approche. Nos dispositifs ne visent pas à dire aux salariés “comment bouger”, mais à fournir des données fiables, interprétables et utiles pour transformer collectivement les conditions de travail.

Objectiver, sans simplifier à outrance

Un autre apport majeur de cette publication réside dans la reconnaissance de la complexité : variabilité interindividuelle, limites techniques des capteurs, nécessité de protocoles rigoureux, influence de l’environnement… autant d’éléments qui imposent une approche exigeante. L’INRS rappelle qu’un signal physiologique ne peut être interprété correctement qu’en tenant compte :

  • de l’activité réellement réalisée,
  • des facteurs personnels (âge, forme physique…),
  • des conditions de mesure,
  • et des objectifs de prévention fixés.

Autrement dit, la donnée brute ne suffit pas : il faut du sens, de la méthode, et de l’humain.

Un cap clair pour les acteurs de la prévention

Cette publication trace un cadre de référence clair et utile pour tous les acteurs qui souhaitent intégrer des dispositifs de mesure dans leur politique de prévention : employeurs, ergonomes, SPSTI, consultants, CSE, etc.

Elle confirme une conviction forte chez Léonard : la technologie ne remplace pas la prévention, elle la renforce quand elle est bien utilisée.

En conclusion : une boussole pour une métrologie responsable

Chez Léonard, nous nous félicitons de cette publication de l’INRS qui vient apporter une caution scientifique et éthique à ce que nous portons au quotidien : une métrologie au service du dialogue social, de la transformation du travail, et de la santé des salariés.

Nous invitons tous nos partenaires, clients et collègues préventeurs à lire ce document attentivement. C’est une boussole précieuse pour avancer ensemble vers une prévention des risques professionnels plus intelligente, plus partagée et plus efficace.

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